Electricité & gaz naturel : une baisse possible du tarif réglementé ?

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L’État étudie actuellement une baisse du tarif réglementé du gaz naturel, normalement indexé sur le prix du baril de pétrole. Entre le plus haut atteint le 15 juillet 2008 à 146.35 $ le baril et le plus bas atteint le 05 décembre 2008 à 42.77 $, le baril de brut WTI sur le NYMEX a baissé de 70% en 5 mois. Le gaz naturel lui aussi coté au NYMEX est passé de 13,62 $ le Mbtu le 02 juillet 2008 à 5.76 le Mbtu le 05 décembre 2008 soit une baisse de … 57%.

De plus une baisse du prix des tarifs réglementés de l’électricité et du gaz naturel provoquera :

1- si il n’y a pas de faillite, au moins une fragilisation des concurrents D’EDF et de GDF-SUEZ obligés de vendre moins cher que le tarif réglementé pour acquérir de nouveaux clients.

2- une extension possible de la subvention de fonctionnement accordée aux concurrents d’EDF, caractérisée par l’appel d’offres à prix plafonnés pour avoir accès à une certaine quantité de MWH d’origine nucléaire.

3- de tromper les consommateurs en les laissant croire à une baisse structurelle du prix de l’énergie alors que toutes les études disponibles (rapport de l’AIE entre autres) prouvent que dans les mois et pour les années à venir le prix de l’énergie, électricité et gaz naturel notamment, vont sans cesse augmenter.

4- d’éviter aux consommateurs d’appréhender et d’anticiper le coût marginal de mise en production des nouvelles capacités de production d’électricité (nouvelles centrales nucléaire, thermiques, gaz naturel, charbon, solaire, éolien, hydraulique etc.) ou des nouveaux champs et mode d’acheminement du gaz naturel (nouveaux champs de production, GNL, gazoducs etc.)

5 - de leur faire payer directement et de plein fouet l’envolée à venir des prix de l’énergie, qui sera d’autant plus insupportable que l’écart à venir aura été créée en raison de la politique de l’État pour le pouvoir d’achat ou indirectement par l’impôt qui servira à prendre en charge les besoins financiers d’EDF et de GDF-SUEZ pour entretenir les réseaux de distributions notamment.

6 - de fragiliser si ce n’est de vouloir supprimer de la vie économique des entreprises innovantes comme MEDES-IE dont le métier pour cette dernière n’est que d’obtenir un prix fixe sur plusieurs années de l’électricité - du gaz naturel -pour les consommateurs (particuliers, entreprises, collectivités locales etc.) qui redoutent une hausse du prix de leur énergie.

Alors que supprimer dés 2010 le tarif réglementé permettrait de créer de nouvelles entreprises de services énergétiques et donc de nouveaux emplois, mais tout en le maintenant pour les minima sociaux (RMI, API etc.) quelque soit leur fournisseur d’électricité - de gaz naturel.

Aujourd’hui, si l’État veut donner l’impression de ne pas favoriser le développement des énergies renouvelables (rachetées beaucoup plus cher que le prix le plus cher du kWH, 0.0803 € HT au tarif Bleu Base) par EDF, et de ne pas vouloir la création de nouvelle entreprise opérant entre les fournisseurs d’énergie et les consommateurs, soit les services énergétiques, donc la création de nouveaux emplois et finalement de favoriser, par orgueil, l’émergence de champions mondiaux (qui vendront dans d’autres pays en y créant des emplois nouveaux) de l’énergie sur le dos des consommateurs en France, alors il ne peut pas mieux s’y prendre.

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