Electricité et gaz naturel : une hausse inéluctable du prix du KWh !

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Le prix de l’électricité va augmenter dans les mois et les années à venir. C’est certain. Seule l’ampleur de l’augmentation du prix du kWh est inconnue.

Cette augmentation, bien qu’a l’heure actuelle on note sur powernext une baisse des cours de l’électricité, est due à plusieurs facteurs de fond :

- hausse de la demande mondiale en énergie.

- électricité produite à partir d’énergie fossiles et carbonées comme le gaz, le charbon, le pétrole dont les cours vont repartir à la hausse, et pourraient atteindre les 200 $ pour le pétrole, dés que la reprise économique se fera sentir.

- prise en compte du prix des droits d’émissions de CO2 dans l’électricité produite à partir de pétrole, de gaz naturel ou de charbon.

- L’électricité hydraulique risque d’être pénalisée par une baisse des précipitations en montagne à cause du réchauffement climatique d’une part et du coût d’entretien des barrages existants d’autre part. donc une baisse de sa part dans la production totale d’électricité.

- L’électricité nucléaire, aujourd’hui la moins chére, mais dont le prix du combustible à fortement augmenter en raison de la forte hausse du prix de l’uranium et du recourt croissant sur la planete à cette énergie non renouvelable. De plus il faut y ajouter le coût du démentellement à venir des centrales en fin de vie et le coût de remplacement, toujours plus élevé, de celles-ci par de nouvelles centrales.

- En France, le coût du rachat par EDF de l’électricité verte produite à partir d’énergies renouvelables, comme le solaire, l’éolien, la biomasse, la petite hydraulique et la geothermie, doit être intégré au prix de vente réglementé. L’augmentation de la quantité d’installation produisant une énergie électrique renouvelable, l’achat de cette électricité à un prix plus de 5 fois supérieur pour le solaire et le maintient d’un tarif règlementé artificiellement bas amènerons l’Etat à un relèvement important du tarif règlementé pour éviter de voir le fond de roulement de l’électricien diminuer voire de s’assécher et de mettre en danger les concurrents de celui-ci.

Quant au gaz naturel il n’y en plus en France, le site de Lacq est petit à petit reconverti en stockage de C02.

Donc il faut l’importer alors que la demande mondiale va continuer de croître au fur et à mesure que le prix du pétrole augmentera puisqu’il s’y substituera de plus en plus. Dans ce cas le prix du tarif règlementé du gaz naturel en France ne permettra plus à GDF-SUEZ de pouvoir continuer à s’approvisioner pour fournir ses clients.

Actuellement le maintient du tarif règlementé de l’électricité et du gaz naturel et de son flou législatif concernant la loi 2008-66 du 21 janvier 2008 relative au tarif règlementé de l’électricité et du gaz naturel, permet à l’Etat de ne pas en rajouter dans la grogne sociale qu’il rencontre mais à terme risque de faire payer aux consommateurs une hausse brutale du prix de l’énergie. Cela quand l’État ne pourra plus assumer financièrement le manque à gagner de ses deux fournisseurs historiques ou quand il verra la valeur boursière de ceux-ci intégrer le manque de flexibilité tarifaire imposé par leur principal actionnaire, donc une chute du cours de l’action de chacun.

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